viernes, 24 de junio de 2011

Hyde & Hyde




I
Ahora que he renunciado
de momento
a las pociones
toca asumir mi condición de villano de opereta.
La culpa revolotea    
mariposa de papel albal
y sus alas cortan como alfanjes.
He fumado demasiado en demasiadas camas
el cigarrillo de después
y en cada tos se me escapa un beso
para nadie
que pueda recordar
sin que otra mariposa
me rebane una loncha del corazón
o de la polla
(aún no aprendí a diferenciarlos).


II
Me gusta de a ratos
ser la bestia que acecha
los callejones sin salida de tus ingles
pero estoy tan cansado de soltar carcajadas de hielo
que para variar y sin que sirva de precedente
seré bueno
hasta el lunes por la tarde.
No me divierte el trabajo de engendro
a jornada completa
pero el mal
apréndelo querida
antes de que sea tarde en tus pestañas
no está en mi triste deambular por las sombras
sino en las aspirinas con receta
que el doctor jekyll  te prescribe
para curar melancolías.
El monstruo es él
y yo sólo un adicto del amor que sangra
cazo porque lo que me gusta
no lo envasan al vacío
mato cuando me estoy muriendo
por verte
y me marcho para no saber
que no has venido.

No es un lobo inaudito en la ciudad
ése que ruge de dolor cuando anochece
soy yo
que te busco entre las sombras
de víctima en víctima
sin saber quién eres todavía.

III
Me acusan de tantos crímenes pueriles
que me avergüenza confesar el único
y reciente:
he matado al buen doctor
ya no hay jekyll al que volver por las mañanas
pedirle que recicle y saque la basura
pague las facturas puntualmente
y de comer a la palomas.
Ya no hay jekyll
amor
sólo este hyde & hyde que soy
el amante de los eclipses de sol
de las muchachas alunadas
como tú
el habitante de las peludas penumbras
en las que te desnudas
para volver a ser tu propio monstruo.

Así que tú decides
amor:
no vuelvas a llamarme
o deja abierta tu ventana
como todas las noches
para que la bestia vuelva
con el apetito intacto
pero sin moralejas
ni coartadas
a devorarte el coño
y la esperanza.

(De "Orgía de andar por casa", Editorial Albatros, Ginebra)

lunes, 23 de mayo de 2011

En Revoir un pritemps

22 mai 2011

Nager sans se mouiller

nager_sans_se_mouillerA peine commence-t-on ce roman, que l'on se retrouve plongé dans une histoire folle, un polar divinement bien écrit dont le récit va amener les personnages à se découvrir, et pas seulement au sens figuré...
Juanito Pérez Pérez est un brillant cadre supérieur dans une multinationale, divorcé, père de deux enfants, il arrive sur ses 40 ans, sans se poser trop de questions. Mais ça, c'est seulement en apparence. Car il est aussi Numéro Trois, redoutable tueur à gages. 
C'est l'été et pour la première fois depuis longtemps, il part seul en vacances avec ses enfants. Au programme, camping dans le sud de l'Espagne. Mais sur la route, un coup de fil de Numéro Deux, son supérieur direct, l'oblige à changer de direction. Il se retrouve dans un camping naturiste, voisin de tente de son ex-femme et son nouveau jules, un juge incorruptible et célèbre. Rapidement, dans cette atmosphère estivale et naturiste, il va se sentir menacé. Par qui ? Pourquoi ? 

Autant de questions qui l'obligeront à se mettre à nu... il s'installera dans ce camping avec méfiance et abandon. Oui, c'est contradictoire mais... Ce polar est tout simplement un petit bijou ! Une œuvre fantasque que la plume de Carlos Salem raconte avec subtilité. On découvre un héros tueur à gages, amené à un tournant de sa vie ; autant physiquement que psychologiquement, il fera tomber les barrières d'une personnalité trop bien dissimulée. 
Le contexte du récit est un pur bonheur, cette description du camping naturiste est divine. La galerie de personnages proposés est absolument géniale : une jeune animatrice qui fera perdre la tête à Numéro Trois, un policier atypique qui le suspecte, un vieil ami d'enfance amputé d'une jambe et d'un œil, une poupée barbie sexy et froide comme la glace, un auteur de polar âgé, sa fille adolescente aux projets très arrêtés, Numéro Treize et son manque total de finesse et bien d'autres... 
C'est subtil, c'est drôle et intelligent, émouvant et terriblement humain. C'est tout à la fois un vrai polar avec enquête et rebondissements inattendus, qu'un conte humain, sur le sens de la vie, la famille. Un mélange détonant qui donne autant envie d'avaler les lignes tout en se freinant pour prolonger le plaisir que d'aller courir acheter le premier roman de l'auteur,Aller Simple, qui est apparemment encore plus dingue que celui-ci !
Et comme disait l'ancien Numéro Trois, « il est impossible de nager sans se mouiller ».
Et c'est également un énorme coup de coeur.
Posté par Zofia à 17:56 -

Firmas en Estudio en Escarlata


Autores en nuestra caseta 87 en la Feria del libro de Madrid 2011


AUTORES FERIA DEL LIBRO DE MADRID 2011
CASETA 87
 ESTUDIO EN ESCARLATA
Viernes 27 de mayo a domingo 12 de junio
Horario de las firmas: viernes de 18:30 a 20:30 y los  sábados y domingos de 
12:00 a 14:00 y de 18:30 a 20:30

Sábado 28 Mañana Alfonso MATEO SAGASTA
Tarde Cristina FALLARÁS
Domingo 29 Mañana Carlos SALEM-Yanet ACOSTA
Tarde Oscar URRA


Viernes 3 Paco GÓMEZ ESCRIBANO
Sábado 4 Mañana Rosa RIBAS
Tarde Juan Ramón BIEDMA / Alberto LÓPEZ AROCA
Domingo 5 Mañana Rafael REIG / Juan BOLEA
Tarde 17:00 - 18:00 Simon SCARROW
18:30 – 20:30 Fernando CÁMARA-Javier QUEVEDO PUCHAL


Viernes 10 Francis P. FERNÁNDEZ-David G. PANADERO
Sábado 11 Mañana Javier NEGRETE
Tarde Luis GUTIERREZ MALUENDA
Domingo 12 Mañana José Luis MUÑOZ